IMPROJAZZ – CHRONIQUE EnCorps Vivant par Luc BOUQUET

Encorps Vivant
Dernier Telegramme/ Collection Echos N°6
Patrice Soletti (g) / Pierre Soletti (txt)

par Luc Bouquet Improjazz N°163 mars 2010

Patrice Soletti est guitariste, Pierre Soletti est Poète. Ou bien est-ce le contraire tant ici, sons, notes et mots ne semblent faire qu’un. Encorps vivant ne sont deux entités distinctes que que par l’objet (le Cd, le livre) car, toujours, l’un accompagne et enrichit l’autre de sa propre pensée, qu’elle soit musicale ou litteraire.
Ce qui éblouit chez le guitariste c’est cette manière d’inviter de multiples sources (l’Afrique , le Blues, la décharge sonique) sans créer la moindre cassure ou rupture. La clarté est celle cristalline, des gamelans balinais (migrants); le blues de tous les deltas (M…); l’inquiétude est celle, cinématographique de Mulholland Drive (For David Lynch); l’orient est celui d’une guitare-oud inspirée (jardin). Ailleurs, se glisseront d’autres imaginaires, d’autres secousses, d’autres espaces féconds (cette musique connait si bien le sens et la valeur des espaces) et nous la quitterons à regrets avec un très ludique Love me tender.
Quant aux mots du poète, ils disent quelques essentielles choses su rle pourquoi des solitudes et des brûlures. comme un constat des tristes mondes à venir. (Solos)
Une musique des mots pour « s’y cogner toutes les heures, de la tête aux pieds, s’y cogner sans jamais hésiter…
Bref : un petit bonheur.

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